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FRANCINOV |
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Janvier 2012 |
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Chaque année qui
s’achève laisse l’impression d’avoir été exceptionnelle. Et
pourtant, la distance et le temps faisant leur œuvre, elle apparait
bientôt plus banale, avec son lot d'imprévus, favorables aux uns,
désagréables aux autres. L’an 2011 aura donc été exceptionnel.
Vraiment ? |
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| Novembre 2011 | |||
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L’économie
française se désindustrialise. Les usines ferment, la balance
commerciale enregistre des déficits inquiétants. Le chômage ronge la
société. L’Europe, l’Amérique du Nord font de même. Ce n’est pas une
justification, ni même une consolation car le phénomène est inégal.
Admise comme preuve, l’Allemagne manufacturière se renforce. Son cas
est limite du genre parmi les vieilles nations industrielles mais il
n’est pas isolé. |
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| Octobre 2011 | |||
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Il y a un
demi-siècle Robert Escarpit, billettiste du Monde, écrivait que
« ceux qui font des poèmes en secret n’ont qu’à se les pleurer
seuls ». Cela vaut aussi pour l’innovation : ceux qui imaginent,
expérimentent, réalisent des prototypes, fabriquent parfois sans
s’assurer du chiffre d’affaires ni de la rentabilité, plus
généralement des applications utiles de leur projet, resteront
probablement méconnus. On rappelle là une banalité : il ne suffit
pas d’inventer, encore faut-il imposer l’usage, c’est-à-dire souvent
vendre. |
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| Mars 2011 | |||
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| Janvier 2011 | |||
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| Novembre 2010 | |||
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Dans la continuité il a aussi apporté une contribution décisive à l’analyse des phénomènes peu probables à conséquences extrêmes, notamment appliquée à la finance. Il montre (à la suite de Poincaré un demi siècle avant) que les méthodes utilisées par les financiers sous-évaluent les risques. Pour les connaisseurs : que la distribution de Laplace-Gauss doit être remplacée par celle de Levy « à queues épaisses » ; que le fameux CAPM (MEDAF en français) d’évaluation des actifs financiers et le modèle de Black et Scholes d’évaluation des options présentent des lacunes lourdes de conséquences. Mais quelques crises financières et une bulle Internet plus loin la fête continue… Les phénomènes extrêmes sont peu probables mais ils existent. Certains se produisent même fréquemment : un jour de bourse sur mille de baisse catastrophique subite, cela fait un tous les quatre ans. Les financiers n’en ont cure puisqu’ils gagnent de l’argent entre temps et qu’ils ne subiront que peu les conséquences du krach (chômages, faillites, etc.) : menaçant le système économique entier ils seront couverts par le gouvernement … et l’impôt. Comme nombre de ceux qui ont bousculé des idées bien établies, Mandelbrot a été tenu en lisière, loin de la notoriété. Quelques uns de ses disciples ont commencé à y pallier dont Nassim Nicholas Taleb (les « cygnes noirs ») dont il a été question dans un précédent éditorial. La découverte scientifique serait-elle sur la voie de l’innovation ? |
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| Septembre 2010 | |||
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Le dernier roman d’Erik Orsenna m’a conduit à cette question. Bartolomé Colomb, frère de Christophe, y raconte l’Entreprise des Indes. Il n’y est pas tant question de la découverte d’un continent que de la construction du projet qui y conduit. Le récit s’arrête d’ailleurs au départ d’Espagne des trois caravelles. Il égraine au fil des pages les failles dans les connaissances, le poids des croyances et des dogmes mais aussi les erreurs qu’y substitue le héros. Eratosthène avait-il évalué la circonférence de la Terre, Colomb en déduit une distance entre l’Europe et les Indes : celles-ci peuvent être jointes rapidement par l’ouest. La connaissance de la géométrie et de l’algèbre mais aussi l’observation des oiseaux, les récits de voyageurs confortent sa conviction. Les calculs de Colomb étaient faux et sa cartographie ignorait des espaces considérables, ceux justement du continent qu’il allait aborder. La route de l’Asie contourna donc encore l’Afrique. Mais par celle ouverte à l’ouest « il a doublé la surface du monde, il a peuplé l’horizon ». Il n’avait ni la quête ni le souci de rigueur d’un savant. Il ne les a pas inventés mais a beaucoup emprunté aux nouveaux procédés de navigation. Il a lu Marco Polo mais s’en différencie : Polo « a suivi des routes », Colomb en a créé une. Plus que la curiosité, sa quête est son enrichissement et les avantages qu’il tirerait de ses découvertes. Dans le roman, Colomb appelle son
projet son Entreprise des Indes. Il est entrepreneur au sens de
Schumpeter : un innovateur. Cette contingence rend le succès de l’entreprise des Indes exceptionnel. En réduisant la part de la chance on rend l’innovation plus probable. Francinov s’y emploie. |
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| Juin 2010 | |||
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| Mai 2010 | |||
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Qu’est-ce qui provoque
l’innovation ? La demande du marché ou plus largement des besoins de
la société ? On parle alors de
demand pull. Les progrès des
connaissances et l’émergence de nouvelles techniques ou méthodes ?
On appelle cela le technological push. L’alternative a été
posée dans des éditoriaux passés avec à chaque fois la
conclusion qu’associés ils sont plus forts. |
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| Mars 2010 | |||
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Lors de nos réunions mensuelles la
même question me revient, comme j’imagine à chacun des
participants : cette invention peut-elle réussir ? Tenons-nous là
une future innovation et pour un marché de quelle taille ? Et à
chaque fois revient le même constat : l’idée est bonne mais la
réussite reste à construire. |
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| Février 2010 | |||
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La France dit-on, n’aime pas ses
entreprises. Ou plutôt les français renieraient-ils leurs
entrepreneurs ? La réponse est controversée et fluctue d’un sondage
à l’autre, selon la conjecture. Une entreprise qui réussit, une
autre qui délocalise sa production, l’annonce de rémunérations
élevées en période de crise alimentent la volatilité de l’opinion.
En a-t-il toujours été ainsi ? Les écrits d’économistes sur
l’entreprise ne se sont développés qu’au 20ème siècle. Auparavant la
littérature – la grande – a su témoigner avec vérité.
Incontournables sont au 17ème siècle Daniel Defoe et son Robinson
Crusoe, rationnel, plein de projets pour qui tout problème est
soluble. Mais Robinson est-il entrepreneur ou entreprenant ? A
l’orée du 20ème siècle, Thomas Mann campe en Thomas Buddenbrooks un
négociant créateur et conquérant et dans son fils Christian un
gestionnaire passif qui ouvre la chute de la dynastie.
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| Janvier 2010 | |||
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Que sera l’année qui commence ?
2008 fut celle d’une crise financière puis économique. 2009 a vu la
remise en fonctionnement du système financier à défaut de sa remise
en ordre. L’économie pour sa part est repartie en hésitant avec des
doutes sur la durée de la reprise. Alors 2010 mettra-t-elle la crise
derrière nous, laissant certes des factures mais la création de
richesses qui permette de les solder ? Ou la crise n’est-elle pas
suffisamment purgée et nous réserve-t-elle le fameux W
(baisse-reprise-rechute-reprise) ? Ou encore le risque n’est-il pas
que la reprise se fasse sans nous : en Asie, en Amérique, dans
quelques pays européens ? |
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| Décembre 2009 | |||
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« Pluie de brevets américains sur
les technologies propres ». Le quotidien La Tribune (31 août 2009)
reprenait ainsi les résultats du CEPIG (clean energy patent growth
index) du cabinet américain de propriété industrielle Heslin,
Rothenberg, Farley & Mesiti. L’étude porte sur les brevets déposés
auprès de l’IPO et portant sur la pile à combustible, les véhicules
propres et les énergies renouvelables. Au second trimestre 2009, 274
brevets ont été recensés (214 un an avant et 243 au trimestre
précédent). Le Japon fait la course en tête avec 75 brevets déposés,
suivi par la Californie, le Michigan et l’Allemagne. Plus de la
moitié des brevets considérés portent sur la pile à combustible (156
sur 274), afin notamment d’améliorer la mobilité et l’autonomie des
véhicules qui en seront équipés. Honda, General Motors, Toyota et un
peu plus loin Nissan, Ford et Daimler mènent la course. |
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| Octobre 2009 | |||
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Le débat autour de la loi « Hadopi
» ne peut être réduit à une confrontation entre modernité et
archaïsme, entre jeunes et vieux. Ce qui est récent ne porte pas
comme une nécessité le progrès de la société vers plus de liberté et
de créativité. Le nouveau n’est pas toujours le meilleur y compris
pour ceux qui le prônent. |
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| Septembre 2009 | |||
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L’actualité de cet été a été
marquée par des conflits sociaux dont les formes, parfois nouvelles,
ont révélé des tensions fortes. La raison ? Des fermetures de sites
ou des réductions d’effectifs souvent drastiques. Que des
entreprises ajustent leurs capacités est un fait permanent, accéléré
en période de récession. C’est parfois un choix d’aubaine de
dirigeants en quête de marges accrues. Mais c’est souvent aussi le
corollaire de la croissance de la productivité, du renouvellement
des produits et des techniques et de l’économie de concurrence. Les
délocalisations n’ont pas pour seule cause les écarts de coûts de
main d’œuvre. |
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| Mai /Juin 2009 | |||
Il est excessif d'affirmer que la crise économique est une rédemption : ses conséquences individuelles et collectives sont souvent trop graves voire dramatiques pour qu'on le claironne ainsi. Mais la fin des crises ne laissent jamais l'économie ni la société identiques et elles ouvrent des perspectives nouvelles qu'il faut savoir saisir. Une récession frappe surtout les activités les plus vulnérables, qui fournissent des biens jugés non essentiels, ainsi que les "cycliques" qui les alimentent en matières consommables et en équipements. On réduit l'activité en conséquence dans les entreprises, on ferme des lignes de production ou des établissements quand l'entreprise elle-même ne sombre pas. Si l'entreprise fait des choix logiques, les victimes sont les maillons les moins compétitifs : produits mal adaptés à la concurrence, processus à productivité insuffisante. La reprise ne ramène en général pas ces activités ni ces technologies. Des produits mieux appréciés et des technologies plus efficientes ont fixé les nouvelles références du marché. Les mêmes entreprises peuvent les porter sinon d'autres entreprises les supplantent, dans le même pays ou dans des pays différents. Ainsi la crise est-elle un moment privilégié de cette recomposition internationale de l'offre. Ce qui a disparu ici renaît autrement ailleurs et nos vieilles économies industrielles, avec leurs rigidités et leurs coûts élevés constatent plus les départs qu'elles n'applaudissent aux arrivées. Les délocalisations d'activités sont une composante de ce phénomène plus complexe qu'il n'y paraît d'abord. L'innovation est au cœur de la résistance. Elle est indispensable au renouvellement des produits et des technologies et au dépassement des enchaînements facteurs du déclin. La sortie de crise se prépare pendant (et même avant) la crise car innover requiert du temps. Les produits et technologies du cycle suivant existent déjà ou se mettent en place. Alors innovateurs, mobilisez-vous ! |
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| Avril / Mai 2009 | |||
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On n’a pas manqué de souligner ici la désinvolture des financiers dans l’approche des risques, leur gestion imprudente et ses conséquences dans le déclenchement de la crise économique. Encore faut-il souligner qu’ils ont pour cela reçu le renfort de nombreux économistes théoriciens de la finance dont plusieurs ont été récompensés par un prix Nobel. Ils prétendaient avoir domestiqué le risque et ont communiqué cette illusion à des praticiens qui ne demandaient qu’à les croire. Le mérite de l’ouvrage de H. Bourguinat et E. Briys est d’établir ce lien fort qui a engendré l’arrogance de la finance tant chez les professionnels (les quants) que chez les scientifiques. Les modèles mathématiques d’ingénierie financière ont été mis au service d’une avidité pécuniaire démesurée. Or, ils ont été construits depuis une cinquantaine d’années sur du sable et les tests de leur validité ne sont en rien probants. On ne sait pas mesurer les gains futurs, les acteurs n’ont pas la rationalité de l’Homo œconomicus et les marchés ne sont pas parfaits (ne serait-ce que parce que les coûts d’intermédiation existent !). Les théoriciens auraient dû remettre en cause les fondements du modèle : ils se sont acharnés en pure perte à sa défense, souvent désespérée. Il ne restait qu’à imposer le dogme et à stigmatiser ceux qui ne s’y ralliaient pas : chez les professionnels comme dans les universités. Cette finance académique « moderne » a conféré une apparence de rigueur et de sécurité à des innovations financières qui ont produit la plus grave crise financière de l’histoire. Elle a engendré un risque extrême dont ses fondements mêmes niaient la possibilité, un Cygne noir. Les oracles – parmi lesquels les auteurs déjà cités – n’avaient pourtant pas été inactifs qui invitaient les scientifiques à retrouver une rigueur dont ils n’auraient jamais dû se départir et les professionnels à se garder de cette ivresse technique qui les avait saisis. La crise en cours permettra-t-elle d’en finir avec l'arrogance de la finance ? La leçon est sévère mais rien n’est moins sûr. Bourguinat H. & E. Briys (2009), L’arrogance de la finance – Comment la théorie financière a produit le krach, La Découverte |
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| Février / Mars 2009 | |||
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N’en dit-on pas un peu
trop à propos du rôle de la faute des banques dans la crise ? |
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| Janvier 2009 | |||
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L’année commence
traditionnellement avec l’échange de vœux d’heureuse année, de bonne
santé et de réussite dans les projets professionnels. Recevez donc
les miens pour vous et ceux qui vous sont chers. |
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| Décembre 2008 | |||
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L’assemblée générale
de notre association tenue le 19 novembre a permis de constater que
2007 et 2008 ont été pour Francinov un temps de consolidation.
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| Novembre 2008 | |||
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Toutes les crises sont
différentes et se ressemblent. |
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| Septembre 2008 | |||
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Les ouvrages qui
traitent de l’innovation font communément référence à Joseph A.
Schumpeter comme celui qui l’a introduite au cœur de la dynamique de
l’économie et de la croissance de la richesse. Sans innovation
l’économie ne peut être que stationnaire : la concurrence érode les
profits et l’investissement de croissance ; l’économie stagne voire
entre en récession. |
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| Juin 2008 | |||
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Dans un ouvrage paru
en 1986 (l’innovation, avantage à l’attaquant, Paris : Interéditions),
Richard Forster, directeur chez McKinsey raconte le naufrage, en
1907, du Thomas W. Lawson, splendide voilier de sept mâts destiné
construit pour rivaliser avec les bateaux à vapeurs qui prenaient
une part croissante du fret maritime. Il pouvait filer vingt deux
nœuds pourvu qu’il eût du vent suffisant mais à l’inverse de ses
concurrents n’était pas alourdi par le charbon nécessaire à
alimenter ses machines. Il fallait aller vite et cette nécessité
avait conduit à sacrifier les qualités à la manœuvre. C’est à
l’ancre, par vent fort qu’il chavira, quille en l’air et voilure au
fond. Tous l’équipage périt sauf un membre et le capitaine. Le
chavirage du Thomas W. Lawson marqua la fin de l’âge des grands
clippers et la navigation à vapeur affirma sa domination sur les
mers. |
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| Mai 2008 | |||
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L’innovation est-elle
« tirée » par le marché (market pull) ou est-elle « poussée » par
l’avancée des connaissances (Science push) ? L’histoire enseigne
qu’il y a toujours eu de l’un et de l’autre et même si selon les cas
ce fut plus de l’un ou plus de l’autre. |
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| Mars 2008 | |||
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La bulle internet
a-t-elle vu naître un nouveau type d’entreprises, désignées
couramment comme « start-up » ? Les entreprises innovatrices de la
dernière révolution industrielle – celle des technologies de
l’information et de la communication – sont-elles à ce point
différentes de celles nées lors des révolutions précédentes qu’elles
justifient pour être analysées un nouveau cadre de description et
d’analyse ? |
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| Février 2008 | |||
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L’affaire «Kerviel
contre Société Générale » m’amène à prolonger l’éditorial du mois de
janvier qui exprimait la crainte que la crise dite des subprimes
n’assèche pour un temps le financement de l’innovation. Ces deux
affaires sont différentes dans leur nature : des fautes
microéconomiques de la banque et du trader contre une dérive suivie
d’une sortie de route du système financier dans son ensemble. Elles
ont en commun de montrer les limites de la maîtrise des risques et
le danger qu’il y a à croire trop légèrement ces risques « sous
contrôle ». |
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| Janvier 2008 | |||
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Pour cette année 2008
qui commence je vous souhaite à tous beaucoup de bonheur dans la
conduite de vos projets personnels et professionnels et à notre
association Francinov d’amplifier encore son action de soutien aux
projets innovateurs. |
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| Décembre 2007 | |||
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Nous avons rappelé le
mois dernier le caractère central de la question du marché dans le
passage de l’invention à l’innovation. S’il est indispensable que le
produit ou le procédé nouveau répondent à un besoin identifié, le
respect de cette condition doit être réalisé en tenant compte d’un
environnement technique et économique souvent complexe. |
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| Novembre 2007 | |||
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Deux interventions des
réunions de présentation de projets de septembre et d’octobre
traitaient de projets proches : le marketing dans le processus
d’innovation. Pour qui place la technologie au centre de celui-ci le
sujet paraît de second niveau. Mais l’expérience de ceux qui y ont
réussi et le bon sens de tous commandent ensemble de lier
technologie et marketing. |
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| Octobre 2007 | |||
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Francinov n’est pas
qu’organisatrice de réunions de présentation de projets innovants.
Les missions qu’elle s’est assignées vont bien au-delà : agir dans
tous les lieux où elle le peut et selon des modalités variées pour
favoriser la réussite de l’innovation et des innovateurs et
contribuer au développement économique du pays. L’organisation de
salons de l’innovation, l’aide apportée aux inventeurs participant à
des salons comme ceux de Genève ou de Jonquières en font partie. La
soirée des 20 ans de Francinov l’an dernier a surtout permis de
distinguer et de mieux faire connaître des innovateurs dans des
domaines les plus variés. |
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| Septembre 2008 | |||
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Vous connaissez
Francinov ou êtes en train de lier connaissance par la lecture de
cette lettre. Connaissez-vous la SERI, la Société d’Encouragement
pour la Recherche et l’Invention ? Elle est plus ancienne, 50 ans
contre 20 et ont fêté leurs anniversaires ensemble le 30 novembre
2006 au Château de Versailles. Beaucoup d’entre vous étaient
présents. |
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| Mai 2007 | |||
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Participant à un colloque sur le management des entreprises innovantes, deux dirigeants de toutes petites entreprises - récentes et innovantes - témoignaient de leur expérience. L'entreprise du premier travaillait en sous-traitance dans le domaine des automatismes et le second réalisait des études et recherches. L'un et l'autre sont associés à un pôle de compétitivité et chacun tire de cette expérience récente un bilan différent. Sur l'intérêt de participer à un pôle les avis convergent : elle offre des opportunités de progression dans la maîtrise des produits et des procédés et de coopération avec de grandes entreprises et laboratoires de recherche, ressources de compétences et pour les premières souvent donneurs d'ordres.
Cet intérêt se trouve
contrebalancé dans le cas du sous-traitant en automatismes par deux
inconvénients. Le premier est la lourdeur des procédures de
gouvernance des pôles et le temps qu'elle exige en réunions,
coordinations, démarches diverses : le temps manque souvent dans une
petite structure pour y satisfaire et le coût que cela
représenterait pèserait lourd dans les coûts. Le second est dans la
crainte d'une protection insuffisante des droits de propriété
industrielle face à des partenaires disposant de compétences
juridiques rodées et - là encore - du temps requis à la préparation
et la négociation des Pour que les pôles de compétitivité de premier rang permettent aussi cette irrigation du tissu industriel dont il était question le mois dernier, il faut que leur fonctionnement et leur gouvernance soient compatibles avec les ressources et les rythmes des PME, ce qui n'est pas encore le cas. |
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| Mars / Avril 2007 | |||
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L'innovation est au cœur des propositions électorales de la plupart des candidats. Si un tel engagement encourage la propension au lyrique, cela ne doit pas faire obstacle au principe de réalité. Il y a longtemps que l'innovation est invoquée comme clé de la croissance économique et que l'accroissement des moyens consacrés à la recherche est affirmé comme une priorité budgétaire. Encore faut-il le faire vraiment et être efficace. Dernier avatar de la politique en faveur de l'innovation, les pôles de compétitivité se mettent en place progressivement. Ceux d'entre eux qui pouvaient s'appuyer sur des programmes et des collaborations antérieurs ont lancé leurs programmes. D'autres n'en sont à l'inverse, qu'à la phase de la mise en place ou de l'agrément. Il est trop tôt encore pour en établir un bilan mais force est de remarquer que si les grands laboratoires de recherche et les grandes entreprises d'industries basées sur la recherche parviennent à trouver leur place, celle des entreprises plus petites - même habituellement innovatrices - reste à faire. L'efficacité dans ce domaine suppose en premier lieu qu'on respecte deux rythmes. Le rythme de la recherche qui s'inscrit souvent dans la durée de la découverte et de l'expérimentation. Le rythme des entreprises qui en attendent un retour sur investissement compatible avec leur cycle économique. L'efficacité suppose en second lieu que les progrès technologiques irrigueront le tissu industriel au-delà des acteurs principaux et donc aussi les entreprises petites et moyennes. C'est loin d'être assuré. J'y reviendrai les prochains mois. |
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| Janvier / Février 2007 | |||
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Avant toute chose, au nom de l'équipe qui anime Francinov, je veux vous souhaiter une excellente année 2007. Nous vous souhaitons une vie personnelle et familiale heureuse et la réalisation de vos vœux professionnels. On dit de toute année qui commence qu'elle marquera un tournant pour notre pays. L'occasion peut en être une échéance prévue, nationale ou internationale, ou tout simplement le souhait que des évènements surviennent ou que des initiatives soient prises dans un domaine jugé crucial. Et toute année marque quelques étapes importantes, quelques occasions plus ou moins réussies pour la France. L'année 2007 sera celle des élections présidentielles et législatives. Rien d'exceptionnel en soi puisque l'évènement se reproduit tous les cinq ans et il n'est bien entendu pas question de marquer ici une préférence ni de recommander tel ou telle. Chacun fera son choix. De tous côtés l'innovation est invoquée comme un passage obligé vers l'avenir. Une économie, qui ne peut - ni ne cherche - la compétitivité par des coûts très faibles, doit proposer aux marchés des solutions différenciées et innovantes. Les principaux candidats l'ont bien compris et font assaut de propositions pour favoriser cette voie. Depuis trente ans et plus, les dispositifs se sont multipliés pour aider les innovateurs : aides financières et fiscales, agences, projets dont les pôles de compétitivité et l'agence nationale de la recherche sont des avatars récents. Il serait injuste d'affirmer que tout cela fut vain et peu productif. Mais les résultats restent en deçà des nécessités. Les candidats peuvent beaucoup mais pas tout. A chacun de se mobiliser. |
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| Novembre / Décembre 2006 | |||
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Pour une fête ce fut une belle fête. Francinov a fêté ses vingt ans comme peu d'associations l'ont fait. Plus de 550 participants avaient répondu à l'invitation et peu - s'il toutefois s'en est trouvé - ont regretté leur présence. Un anniversaire, c'est d'abord l'évocation des années écoulées, plus d'un millier de projets innovants présentés lors des soirées mensuelles, les trois salons Innovation 1996, 1998, 2000, les nombreuses distinctions obtenues par les projets sélectionnés au Salon International de l'Innovation de Genève en 2005 et 2006 (10 médailles d'or, 4 d'argent, une de bronze et trois prix spéciaux), la galerie Internet, première du genre et cette Lettre de Francinov qui vous tient au courant de nos activités mais également des manifestations consacrées à l'innovation. Un anniversaire c'est aussi le souvenir de ceux qui nous ont quittés en chemin et beaucoup avaient en mémoire la forte personnalité de Francis Marquer, qui dirigeait alors le Cabinet Moutard, et qui a porté la création de Francinov.
Nous avons voulu
consacrer cet anniversaire à ce qui fait notre objet : la promotion
de projets innovants. La cérémonie de remise des médailles de la
Recherche et de l'Invention en a été un moment fort. Les
récipiendaires étaient à l'image de ceux que soutient Francinov :
des inventeurs, des chercheurs, qui proposent des solutions à des
problèmes posés. Cette remise de distinctions céda à l'émotion quand notre ami Eugène Guiton, Président de la Société d'Encouragement pour la Recherche et l'Invention remit à Madame Lemaire d'Agaggio la grande médaille décernée au Professeur Raymond Daudel, décédé cette année. La conférence de M. Joël de Rosnay qui clôturait cette cérémonie a été l'occasion d'une prospective des technologies du futur. Rêves ? Réalité ? Bien souvent les premiers rejoignent déjà la seconde. Il faut du rêve pour inventer le futur mais il n'est de rêve qui ne soit ancré dans les exigences du présent. Nous ne sommes pas sortis de notre problématique de l'innovation. Un anniversaire c'est une fête. Le Centre de Musique Baroque nous l'a offerte en jouant quatre contemporains de Mozart : Gluck, Gossec, Sacchini et Jean-Christian Bach. Découverte de pièces musicales et chantées redécouvertes dans l'Opéra Royal du Château de Versailles, où Mozart lui-même a dû les découvrir. Une très belle soirée donc que nous devons à une petite équipe qui l'a réussie. A notre vice-président Arnaud de Saint-Palais qui l'a voulue et organisée et autour de lui Gérard Demagny, Isabelle Delaballe, Nelly Montay et Anne-Marie Vacher. Elle n'aurait pu se tenir sans quelques partenaires. Le Ministère de l'Education Nationale, la Communauté d'Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et la Ville de Versailles, la Fédération Nationale des Associations Françaises d'Inventeurs (FNAFI), la Société Générale à Versailles ont accepté d'apporter leur soutien. Les ont rejoint quelques entreprises, petites ou moyennes, qui ont placé l'innovation au centre de leur développement : la Compagnie Européenne des Technologies de l'Hydrogène (CETH), Edelcom, Fastlite, Karver, Protokinetix, Saunier, Sefmat, Sherpa Engineering, la SOPARCO,Tracing Technologies et le Cabinet Moutard. A tous je dis notre gratitude. |
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| Octobre 2006 | |||
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Connaissez-vous l'histoire de ce colibri qui participe à la lutte contre l'incendie de la forêt ? Tous les animaux y participent selon leurs moyens : en déversant de l'eau, en agitant l'air pour essayer de contrarier le vent, en abattant des arbres et creusant des tranchées pour empêcher le feu d'avancer … Le colibri est le plus petit oiseau de la nature. Alors avec son bec, goutte à goutte, il va chercher l'eau à la rivière et la lâche sur le feu. Un éléphant lui dit : « Qu'espères-tu avec ta petite taille contre un tel incendie ». Le colibri répond : « je sais que je ne peux l'éteindre seul et que je suis de peu de forces. Mais au moins j'aurai fait ma part ». Quelle leçon en tirer concernant l'innovation et sa participation aux progrès dans la société ? Il y a des innovations majeures (elles changent beaucoup de choses dans l'économie et la société), des innovations génériques (elles en entraînent beaucoup d'autres à leur suite) mais il y a aussi la multitude des autres. Celles qui ne révolutionnent pas la science mais proposent une nouvelle application utile de connaissances ou de pratiques connues. Celles qui « cuisinent » des méthodes déjà expérimentées pour résoudre des problèmes. Celles qui s'attachent la résolution de problèmes déclarés fondamentaux (la sécurité sanitaire, les économies d'énergie), celles qui accroissent la compétitivité, celles qui éliminent ces petites choses qui compliquent la vie… Il y a les éléphants et les colibris de l'innovation. La position de Francinov est qu'il faut les uns et les autres, et que les colibris doivent être reconnus et respectés. |
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| Septembre 2006 | |||
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Cette fois Francinov a vingt ans. La décision de créer l'association a été prise au début de l'été 1986 et la première réunion de présentation de projets en septembre de la même année. Le dixième anniversaire avait été célébré à La Celle Saint Cloud et nous avait fait apprécier la musique de chambre avec l'Ensemble Instrumentale de France. Le vingtième anniversaire se tiendra le jeudi 30 novembre 2006 dans le cadre du Château de Versailles. Pouvait-on imaginer cadre plus prestigieux ? En partenariat avec la SERI (Société d'Encouragement de la Recherche et de l'Invention) - qui fête cette année ses cinquante ans - des innovateurs et des chercheurs seront honorés et se verront remettre la médaille d'encouragement de la recherche et de l'invention. Cette cérémonie sera suivie d'un cocktail. La manifestation se poursuivra à l'Opéra du Château par un concert donné par le Centre de Musique Baroque de Versailles. Il proposera des œuvres de Jean-Chrétien Bach, François-Joseph Gossec, Christoph Willibald Glück et Antonio Sacchini. Les informations sur cette soirée et sur la réservation des places sont sur le site de Francinov. Une telle réalisation n'est possible qu'avec le soutien d'entreprises privées et collectivités publiques qui aident à son financement. Francinov ne souhaite aucun de ces financements pour elle-même. Ils iront en totalité au Centre de Musique Baroque sous la forme de mécénat. Au nom de tous, je les remercie de leur soutien. |
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| Juin 2006 | |||
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La proximité géographique des partenaires potentiels favorise-t-elle l'innovation ? Cette idée de la proximité a été à l'origine de nombreux concepts et politiques. L'idée déjà ancienne que les technopoles pouvaient constituer des lieux géographiques de synergies entre des entreprises, des écoles et des laboratoires en est un exemple. La rencontre de ce principe avec celui plus ancien des districts industriels réunissant des entreprises petites pour compenser par le nombre le handicap de la taille a donné de la force à l'idée de la proximité. Quelques réussites survenues dans ce contexte de proximité ont encouragé les responsables de l'aménagement du territoire. Il n'est donc pas étonnant que l'idée soit revenue dans la mise en place de pôles de compétitivité. Mais est-elle appropriée dans cette circonstance ? La proximité est-elle déterminante pour les grandes entreprises, pour les grands laboratoires qui en sont les principaux acteurs. Quand un leader de la chimie ou de l'électronique a besoin d'une coopération en matière de recherche peu lui importe que le partenaire scientifique soit de l'autre coté de la vallée ou au bout du Monde. L'important est qu'il soit bon. La recherche de la qualité a vaincu les facilités géographiques. Alors s'il s'agit de provoquer des coopérations entre acteurs français pour développer des activités nouvelles créatrices de richesse et d'emplois ou si le but est de mettre de l'ordre et d'éviter l'éparpillement des ressources, c'est très bien. S'il s'agit de définir des vocations industrielles régionales, c'est beaucoup plus incertain. |
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| Mai 2006 | |||
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Faut-il adopter la langue anglaise pour rédiger les documents techniques ? La question fit débat et anima la réunion Francinov du 26 avril dernier. D'un côté la commodité d'un véhicule commun. Le langage universel permet que chacun comprenne et soit compris de tout le monde. Il réduit les coûts dans les échanges d'information : coûts en temps, coûts monétaires s'il s'agit de traduire. Il évite parfois les erreurs et approximations dans la traduction. De l'autre coté la reconnaissance qu'un langage fournit les normes, les références, et la création d'une asymétrie dans les relations d'affaires. Qui peut affirmer qu'une langue est le support neutre d'une transaction ? Ce serait nier son histoire. Une langue se construit progressivement pour répondre à des besoins concrets de communiquer, c'est-à-dire d'informer mais aussi ordonner. Elle normalise les rapports entre ceux qui échangent. Comme elle a de la mémoire elle transmet dans le temps les normes qu'elle porte, y introduit des variantes, voire des ambiguïtés. Elle emprunte souvent à d'autres langues pour s'enrichir mais assimile l'import dans ses propres repères. Changer de langue c'est changer d'histoire. Encore n'est-ce pas si simple à réaliser. Nombreux sont aujourd'hui ceux qui pratiquent l'anglais. Mais de quelle pratique de l'anglais s'agit-il ? De conversation ou de lecture d'une information courantes ? C'est vraisemblable. De compréhension ou plus difficile d'écriture d'une notice technique, des précisions nuancées d'un acte juridique … C'est plus rare. Avec les conséquences que cela peut entraîner. Le contrôle de la langue des relations d'affaires est un avantage compétitif. Les décisions la concernant méritent donc réflexion. |
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| Avril 2006 | |||
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L'innovation commence avec un problème - parfois nouveau, souvent ancien - auquel on trouve une solution nouvelle. Ce n'est pas suffisant. Il faut aussi l'opportunité d'un marché - existant ou à créer - et la mobilisation de ressources - des compétences et des financements - pour que l'entreprise démarre. L'innovation commence et continue avec beaucoup de rencontres, de contacts. Promouvoir l'innovation c'est faciliter l'émergence des idées et la mise au point des solutions, réduire les obstacles à la mobilisation des ressources humaines et financières. Mais c'est aussi faciliter les contacts, accroître la probabilité pour que les rencontres aient lieu et donc des contacts porteurs de bons projets. Nous ne vivons pas dans ce monde californien où chercheurs, entrepreneurs, capital-risqueurs vivent en voisin hors des grandes villes et se retrouvent autour d'un barbecue le week-end venu. Pour la détente ? Les affaires ? Les deux à la fois ? Le fait est que les affaires se montent et que ces petites sociétés fabriquent des mécanismes de coopération qui font le dynamisme de l'économie des Etats-Unis. Les projets nationaux et communautaires tentent de créer ces contacts et d'engager ces coopérations en Europe ou d'y pallier par des dispositifs variés. Ce faisant ils s'adressent souvent à des entreprises établies, voire grandes, mais peinent face aux projets individuels. Combien d'histoires d'inventions perdues ici devenues des innovations majeures de l'autre coté de l'Atlantique ? |
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| Février / Mars 2006 | |||
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Puisque Francinov aura vingt ans en 2006 vous me permettrez plusieurs retours sur ces années. La première question sera : comment une association comme la nôtre a-t-elle bénéficié de cette longévité alors que d'autres, nombreuses, éprouvent des difficultés ou ont disparu ? Une première raison me paraît être que Francinov poursuivait des objectifs raisonnables pour une association de bénévoles et qu’elle s'y est tenue. Au centre est le projet. Est-il techniquement faisable ? Economiquement et commercialement soutenable ? Telles sont les questions centrales pour nous. S'il doit y avoir création d'entreprise, d'autres structures ou institutions sont mieux qualifiées et outillées pour la conduire, à commencer par des membres de Francinov. La tentation de faire plus, d'aller vers la prise en charge de la réalisation, a souvent été forte. Elle a répondu alors à la demande de quelques porteurs de projets. Mais alors l'ambigüité s'insinuait entre le bénévolat au cœur du projet d'origine et le caractère nécessairement marchand de la prise en charge de projets qui mobilisait des ressources professionnelles. La mise en commun des expériences, l'aide à la prise de contact peuvent relever du bénévolat, le conseil et l'assistance technique, juridique ou financière sont des métiers qui se rémunèrent. La pérennité de Francinov est d'avoir su rester fidèle à son statut d'association. |
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| Janvier 2006 | |||
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Une nouvelle année commence que je vous souhaite excellente dans votre vie personnelle et professionnelle. Je nous souhaite dans le cadre de Francinov des soirées mêlant travail et convivialité pour consacrer aux projets présentés l'examen attentif qu'ils méritent dans une ambiance de coopération et d'amitié. En 2006 Francinov aura vingt ans et cet évènement sera célébré. Vingt ans déjà que quelques fondateurs précédemment réunis par des associations d'entreprises de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Versailles (respectivement l'ARCY et la GIRV) décidaient de créer une nouvelle association pour aider des porteurs de projets à les réaliser. Cible principale : ceux qui ne disposaient pas de ressources financières ou de réseaux de contacts indispensables à la réussite de leur entreprise et notamment les inventeurs indépendants.
L'ambition était
grande : faciliter les rencontres et la conclusion d'affaires mais
aussi constituer un lieu d'échange et de réflexion : sur
l'innovation elle même, sur la création d'entreprises innovantes,
sur la stratégie, le financement, les aspects juridiques, etc. |
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| Novembre 2005 | |||
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La précaution financière accrue va-t-elle jouer contre l'innovation ? Des organismes internationaux et autorités de régulation mettent en place des règles prudentielles destinées à mieux faire connaître le risque encouru par les établissements financiers (particulièrement les banques) et à les contraindre à couvrir ces risques. La Banque des Règlements Internationaux par exemple vient de renforcer l'obligation de constituer des fonds propres proportionnés à l'importance de la perte escomptée (ratios Mac Donnaugh). L'Union Européenne prépare des directives dans ce sens. La nécessité de garantir la solvabilité des établissements de crédit ne fait pas de doute. Ce n'est pas l'objet ici d'en discuter. Mais on comprend tout de suite que deux effets de ces dispositifs vont se combiner : sélectivité accrue au profit des emprunteurs présentant peu de risque. La constitution de fonds propres ou la titrisation des risques à un coût que paieront naturellement ceux qui les rendent nécessaires. L'innovation est une activité à risque. Elle l'est à ses différentes étapes : le besoin auquel elle répond est-il bien formulé ? La solution proposée est-elle techniquement et économiquement réalisable ? L'accueil du marché permettra-t-il à une échéance raisonnable une activité rémunératrice ? C'est aussi une activité fréquemment financée par endettement, notamment quand l'entreprise innovatrice est petite et jeune.
Comment réduire les
risques pesant sur le système financier sans rendre le financement
de l'innovation plus difficile et plus coûteux, c'est-à-dire en
définitif sans accroître le risque qu'engendre par nature
l'innovation ? |
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| Juillet 2005 | |||
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Spillover.
Dans son acception
générale spillover exprime qu'un excédent, un surplus se déverse
au-delà de son milieu générateur. La population d'une région à
démographie excédentaire se déverse dans les régions environnantes
par exemple. Nul ne sait si le programme ITER apportera au Monde l'énergie du futur. Mais l'importance des besoins futurs oblige à l'espérer. L'organisation technique et économique qui en résultera n'a probablement rien à voir avec ce qu'on imagine quand encore on y parvient. Deux choses sont sûres : le programme qui commence n'est que le point de départ d'une multitude d'autres qui se formeront autour de son axe central. Il obligera à des avancées scientifiques et technologiques qui trouveront des applications dans les domaines les plus variés. Comme toujours les pays et les entreprises qui gagneront à la coopération internationale seront ceux qui sauront créer le spillover à leur avantage. |
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| Juin 2005 | |||
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On célèbre cette année le centenaire des quatre articles d'Einstein : la lumière constituée de quanta d'énergie, la structure atomique de la matière, la relation entre l'espace et le temps, l'interchangeabilité entre la masse et l'énergie. Quatre contributions qui sont aussi des fondements de la physique contemporaine et ont contribué, souvent beaucoup plus tard, au progrès des techniques. On reproche souvent à la recherche fondamentale le temps dans lequel elle s'inscrit et de n'être pas suffisamment orientée vers la résolution de problèmes immédiats : de santé publique, industriels ou autres. Einstein n'avait probablement pas en tête les conséquences pratiques de ses développements théoriques en 1905. Et pourtant qui pourrait nier que l'humanité n'a pas reçu le revenu de son investissement ? La recherche fondamentale n'inscrit pas ses projets dans le même temps que l'industrie et plus généralement la société et quand elle vise à la résolution de problèmes identifiés son calendrier d'intervention s'inscrit dans une durée qui paraît souvent trop longue : la lutte contre certaines maladies et la recherche de nouvelles sources d'énergie électrique en sont des exemples. Il y a plus de deux siècles un économiste français, Jean-Baptiste Say, disait que le progrès économique viendrait de l'application des connaissances scientifiques dans l'industrie. Encore faut-il que les connaissances et l'industrie soient, chacune de leur côté, dynamiques et créatives et que les passages de la recherche à l'industrie soient fréquentés. |
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| Avril / Mai 2005 | |||
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Le mythe du cargo... Durant la dernière guerre mondiale, des habitants des îles du Pacifiques virent l'armée américaine construire des appontements et des pistes d'atterrissage vers lesquels les bateaux et les avions affluèrent. La guerre finie et quelques années étant passées ils construisirent ou restaurèrent appontements et pistes, espérant bateaux et avions … Et rien ne vint.
L'innovation a besoin
de grands projets disions-nous il y a quelques mois. Ils sont utiles
quand ils organisent la synergie de la recherche de pointe et de
l'industrie performante. L'intention est souvent dans ce mariage de la recherche et de l'industrie : celle de J-L Beffa et de son agence, celle des pôles de compétitivité pour prendre les initiatives récentes. Mais si les ressources sont retirées avant même d'avoir été attribuées et si les moyens restant sont saupoudrés sans considération des enjeux industriels majeurs, les programmes mobilisateurs entreront dans la longue histoire des vains rêves. |
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| Février / Mars 2005 | |||
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Que faire d'une idée qui n'est pas encore un produit ? Lors de nos réunions mensuelles sont présentés des projets élaborés dans leur principe mais qui n'ont pas encore été testés dans des prototypes ni mis en œuvre dans un produit. La réunion de janvier 2005 a été riche de ce point de vue. La route qui leur reste est encore longue :
Entre le génie de l'origine et la réussite économique il faut donc de la modestie. |
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| Janvier 2005 | |||
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L'innovation a-t-elle besoin de grands projets ? Le rapport Beffa, qui doit être remis au Président de la République dans les prochains jours, relance un débat ancien. La suprématie de la construction aérienne aux Etats-Unis et en Europe a beaucoup puisé (aux plans technique et financier) dans les programmes militaires. Le rattrapage européen était-il imaginable sans la volonté franco-britannique (Concorde) puis franco-allemande (Airbus) et un soutien financier souple des gouvernements. Au-delà de ces succès spectaculaires combien d'autres plus discrets portés par les programmes nationaux, bilatéraux ou communautaires : matériaux automobiles par exemple. La nouvelle agence proposée par J.-L. Beffa paraît reprendre une recette au centre des initiatives réussies. Les projets prennent appui sur des entreprises déjà bien armées dans leurs industries respectives. Les pouvoirs publics initient le programme, en appuient l'élaboration, voire forcent un peu la main des hésitants. Les responsables industriels sont compétents pour la formalisation du projet et sa mise en œuvre. Une bonne proposition donc. A suivre dans sa réalisation. |
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| Novembre 2004 | |||
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Francinov est une
association indépendante. Elle s'est formée librement il y a dix
huit ans d'un groupe d'amis que réunissait le désir de faciliter
l'émergence de projets économiques innovants. |
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| Octobre 2004 | |||
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Une innovation naît
d'une question sur la manière de satisfaire un besoin. Le président
de Sony voulait-il jouer au golf sans se priver de sa musique
favorite ? Il demanda qu'on fixe un magnétophone à sa ceinture. Le
walkman en est issu, de longues études plus loin.
Par quel mystère une
telle réponse peut-elle surgir ? On peut concéder une part au hasard
(un «caprice» du Président) mais il ne peut être dissocié des
conditions dans lesquelles il s'exprime : des capacités
scientifiques et techniques expérimentées, une méthode rôdée à la
résolution de problèmes, la capacité de mobiliser des ressources
rapidement adaptables. Alors technological push ou market pull ? D'une façon ou d'une autre, toujours les deux.(A suivre) |
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| Septembre 2004 | |||
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Les vacances sont derrière nous, parfois déjà loin, et nos activités reprennent. Depuis 18 ans nos réunions rappellent quelques constantes qui font les réussites. Il faut bien entendu que le projet réponde à un besoin : mais l'offre d'une solution n'aide-t-elle pas souvent la révélation du besoin ? La solution n'inspire-t-elle pas parfois des applications auxquelles l'inventeur n'avait pas pensé ? Il faut aussi qu'il y apporte une réponse simple et économiquement tenable : mais la simplicité n'est pas toujours immédiate et le design s'affine avec l'étude et le temps. Les coûts et avantages de la nouveauté sont souvent difficiles à établir puis à mesurer. Il faut que les résistances des clients, fournisseurs, partenaires puissent être surmontées, que les concurrents en place soient tenus à distance. La règle constante est qu'il n'y a pas de réussite sans opiniâtreté. |
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| Juin 2004 | |||
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La dernière réunion de Francinov fut un succès avec les deux ingrédients qui y mènent. Le premier fut bien entendu apporté par les invités qui présentent leurs projets. Cinq exposés dans deux genres très différents. Le système énergétique fondé sur l’hydrogène et les piles à combustible et les réactifs à base de silicium pour la synthèse de molécules organiques sont des applications de la science qui ouvrent peut-être dans le futur à des grappes d’applications très étendues. La housse défroissante, l’escabeau mains libres et l’établi d’appartement sont des produits de l’esprit pratique et résolvent par des idées simples des embarras quotidiens. Notre réunion a ainsi rappelé que l’esprit pratique et la science irriguent l’un et l’autre des esprits inventifs. Francinov ne peut réagir que dans la convivialité, second ingrédient. Le cadre offert par nos amis de Neuvitec, à Cergy-Pontoise en fut un cadre excellent. Nous leurs devons une soirée agréable et espérons-le utile. |
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| Mai 2004 | |||
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L'idée d’un bulletin de Francinov est aussi ancienne que Francinov elle même. Elle s’était même réalisée dans les toutes premières années. Le nouveau bureau a souhaité relancer ce projet, plus modeste que le premier, mais compatible avec les moyens strictement bénévoles de Francinov. Remercions Anne-Marie Vacher d’en avoir accepté la charge. La résurgence de ce support était souhaitable et régulièrement évoquée. Au-delà de nos rencontres mensuelles il manquait un lien tangible entre nous, une relation plus nourrie avec ceux qui ne peuvent régulièrement y participer mais aussi une trace des projets présentés et de leurs porteurs. Ce bulletin vous tiendra mieux informés de nos réunions passées et à venir et de la vie de Francinov, ainsi que des évènements qui concernent l’innovation et les innovateurs. Merci d’avance du bon accueil que vous lui ferez et de la collaboration que vous lui apporterez. |
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