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Les 20 ans de Francinov
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Les opportunités naissent des besoins. Pour arriver à temps sur le
marché il faut anticiper les besoins et préparer les innovations.
Mais comment ?
On pense d’abord aux grandes révolutions industrielles séculaires.
Chacune a engendré un monde nouveau parce qu’un saut considérable
dans les savoirs et les techniques a coïncidé avec la difficulté de
progresser encore dans les savoirs et techniques anciens. Les
besoins ont excité les cerveaux et les cerveaux ont ouvert des voies
nouvelles.
Parmi ces besoins deux se sont imposés dans les deux dernières
décennies : renouveler les sources d’énergie et réduire les dégâts
faits à l’environnement. Les passages du bois au charbon, au pétrole
et au nucléaire se sont opérés dans la croyance que l’énergie ne
ferait jamais défaut. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le relais
du pétrole est en retard et les prix sont à la hausse alors qu’ils
avaient baissé à long terme. Sans entrer dans un débat sur le
réchauffement climatique, on ne discutera pas le fait que les «
externalités négatives » de la croissance économique augmentent de
plus en plus vite. Deux champs donc pour les innovateurs.
Un troisième a été une constante depuis plus de deux siècles, la
croissance de la productivité, de l’économie du temps. Elle a libéré
du temps pour produire autre chose que la survie et permis à de
nouveaux besoins d’émerger. Mais quels biens et quels besoins futurs
? S’ils se rapportent au bien-être, à la qualité de la vie l’apport
est positif. Mais s’ils sont générateurs de ces externalités
négatives, si les ressources libérées doivent être consacrées à
réparer les dégâts causés, à évacuer des lisiers et des algues, à
purifier l’air et l’eau et les rendre payants, le gain est annulé
quand il n’a pas changé de signe. La productivité reste une base du
progrès de l’humanité. Encore faut-il tenir un compte consolidé des
conditions de sa croissance. Un troisième champ pour les innovateurs
qui rejoint les deux précédents.
Jean-François LEMETTRE
Président de FRANCINOV
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